- Julia Monet
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Invité de TF1 mardi soir, Emmanuel Macron a laissé entendre qu’il ne fermait pas la porte à une candidature en 2032, sans toutefois l’envisager officiellement.
Le président de la République, actuellement dans son second mandat, a affirmé « ne pas avoir réfléchi » à la perspective d’une candidature à la présidentielle de 2032. Interrogé lors d’une interview sur TF1, il a déclaré : « Quand j’aurai fini, je pourrai vous répondre, mais aujourd’hui je n’y ai pas réfléchi ».
Une déclaration prudente, mais remarquée
Si Emmanuel Macron ne peut pas se représenter en 2027, en raison de la limitation constitutionnelle à deux mandats consécutifs, rien ne l’empêche de briguer un troisième mandat non consécutif cinq ans plus tard. Ce scénario, inédit sous la Cinquième République, relance les spéculations sur l’avenir politique de l’actuel chef de l’État.
« Je suis le premier président de notre histoire qui n’a pas le droit constitutionnellement de se représenter », a-t-il souligné mardi soir, insistant sur sa volonté d’« aller au terme de mandat » et de « se battre jusqu’au bout ».
🔴 Emmanuel Macron candidat en 2032 ?
Le chef de l’État répond à Gilles Bouleau ne pas y avoir "réfléchi" pour le moment ⤵️ pic.twitter.com/sqi6DGWEhl
— TF1Info (@TF1Info) May 13, 2025
Un retour en 2032 juridiquement possible
La réforme constitutionnelle de 2008 limite le président à deux mandats consécutifs, mais ne lui interdit pas de se représenter après une pause. Emmanuel Macron pourrait donc, en théorie, redevenir candidat à l’Élysée dans sept ans, à l’âge de 54 ans.
Cette possibilité de retour n’est pas sans rappeler d’autres figures politiques ayant tenté un « comeback », à l’image de Nicolas Sarkozy, qui avait échoué à reconquérir l’Élysée en 2017 après sa défaite en 2012. La démarche serait cependant inédite pour un président ayant effectué deux mandats pleins.
Déjà en novembre 2023, lors d’un déplacement au Kazakhstan, Emmanuel Macron avait laissé entendre qu’il pourrait s’orienter vers « quelque chose de complètement différent » à l’issue de son mandat. « Je serai très heureux d’avoir servi mon pays pendant dix ans », avait-il ajouté devant des étudiants.
Cette nouvelle déclaration, plus ouverte, intervient dans un contexte de défiance croissante. Selon un récent sondage IFOP pour TF1, seuls 26 % des Français se disent satisfaits de son action. Malgré cette impopularité, Emmanuel Macron pourrait vouloir jouer la carte du retour, comme certains anciens dirigeants à l’étranger l’ont tenté, à l’image de Lula au Brésil.
Pour l’heure, rien n’est acté. Le chef de l’État préfère concentrer sa communication sur l’exercice du pouvoir jusqu’en 2027. Mais sa réponse évasive alimente déjà les spéculations sur son avenir politique au-delà de ce second mandat.