- Julia Monet
- Politique
La campagne des élections municipales à Paris s’ouvre sur une configuration électorale particulièrement incertaine. Selon un sondage de l’Ifop réalisé pour Le Parisien, LCI et Sud Radio, publié le 24 janvier, Emmanuel Grégoire arriverait en tête du premier tour, devançant de peu Rachida Dati, dans un contexte marqué par une forte dispersion des intentions de vote.
- Emmanuel Grégoire arrive en tête au premier tour, mais l'écart avec Rachida Dati reste incertain.
- Plusieurs autres candidats ont encore des chances de se qualifier pour le second tour.
- Les reports de voix et alliances seront décisifs pour la suite du scrutin.
- L'élection parisienne demeure très indécise à ce stade.
Le candidat soutenu par une union de la gauche sans La France insoumise, rassemblant notamment socialistes, écologistes, communistes et membres du mouvement L’Après, recueillerait 32% des intentions de vote. Ce score est en progression de deux points par rapport à la précédente enquête menée par l’institut le 10 janvier.
Rachida Dati, candidate soutenue par Les Républicains, le Modem et l’UDI, est quant à elle créditée de 28 % des intentions de vote, un niveau stable sur la même période.
L’écart observé entre les deux principaux prétendants reste toutefois contenu dans la marge d’erreur du sondage. Il ne permet pas de dégager, à ce stade, un avantage décisif pour l’un ou l’autre camp.
« On est sur l’un des scrutins parisiens les plus indécis depuis 2001 », souligne Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop, cité par Le Parisien.
Derrière ce duo de tête, plusieurs candidatures conservent des perspectives de qualification pour le second tour. Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons soutenu par Renaissance, est crédité de 14% des intentions de vote, en recul de deux points. Il devance la candidate de La France insoumise, Sophia Chikirou, qui atteindrait 11%, en légère progression.
Plus à droite, la candidate de Reconquête, Sarah Knafo, obtiendrait 9% des voix, à un point du seuil requis pour se maintenir au second tour. Elle devancerait le candidat du Rassemblement national, Thierry Mariani, crédité de 5%, en baisse de deux points.
| Candidat ou candidate | Étiquette politique et soutiens | Intentions de vote | Évolution | Situation pour le second tour |
|---|---|---|---|---|
| Emmanuel Grégoire | Union de la gauche hors LFI (PS, EELV, PCF, L’Après) | 32 % | +2 points | Qualifié avec une avance contenue dans la marge d’erreur |
| Rachida Dati | Les Républicains, Modem, UDI | 28 % | Stable | Qualifiée, écart faible avec le candidat de gauche |
| Pierre-Yves Bournazel | Horizons, soutenu par Renaissance | 14 % | -2 points | En capacité de se maintenir au second tour |
| Sophia Chikirou | La France insoumise | 11 % | +1 point | Juste au-dessus du seuil de qualification |
| Sarah Knafo | Reconquête | 9 % | +1 point | En dessous du seuil de maintien à 10 % |
| Thierry Mariani | Rassemblement national | 5 % | -2 points | Non qualifié en l’état |
La configuration issue de ce premier tour pourrait conduire à un second tour réunissant trois, quatre, voire cinq listes, une hypothèse qui renforce l’incertitude sur l’issue du scrutin. Selon les scénarios testés par l’Ifop, les reports de voix, les consignes de vote et la capacité des candidats à conclure des alliances entre les deux tours devraient jouer un rôle déterminant.
« Les seconds tours s’annoncent très incertains », observe Frédéric Dabi, pour qui le rapport de force électoral à Paris reste largement ouvert à ce stade de la campagne.